Les actions anti-corrosion pour le métal

3 avril 2025, par Eloise

Catégorie : Les fiches pratiques

Bâtiments, monuments culturels, divers appareils et ustensiles, industrie … La société ne peut se passer de métaux. Or sous l’action de l’environnement, des intempéries, … ces matériaux corrodent. Les actions anti-corrosion consistent à protéger ces métaux afin d’accroître au maximum leur durée de vie.

Des métaux qui s’usent plus que d’autres et des métaux qui aident les autres

La plupart des métaux corrodent sous l’effet de l’air ou plutôt du dioxygène qui le compose et sous l’influence de l’eau… bref, dès qu’il est en contact avec l’environnement et le milieu naturel. L’or est le seul métal quasiment inaltérable. D’autres métaux nobles comme le platine ou l’argent ont également des effets corrosifs réduits. Autrement, les matériaux qu’on rencontre dans notre quotidien s’altèrent et s’usent dans le temps. C’est le fer, le plus utilisé, qui corrode le plus vite. La rouille en est l’exemple vivant de cette altération. Dans certains cas, des métaux sont utilisés pour protéger ceux qui s’usent vite. Le zinc ou l’aluminium forment ainsi une sorte de barrière de protection pour les métaux à protéger.

Divers procédés anti-corrosion

La corrosion, étant un phénomène chimique qui altère les métaux, les actions anti-corrosion visent à empêcher la réaction chimique de se produire ou d’en limiter les effets. Il existe trois types de technique anti-corrosion des métaux.

  • Le revêtement métallique :

Cette technique consiste à recouvrir la surface du métal par un autre métal, le plus souvent le zinc. On appelle ce procédé la galvanisation. La couche de zinc constitue une sorte de barrière contre les agents corrosifs. On peut également introduire un autre métal qui corrode à la place de celui à protéger. On parle alors d’alliage.

  • Le revêtement organique :

C’est la technique anti-corrosion la plus utilisée depuis la nuit des temps. On utilisait de la cire d’abeille, de l’huile ou de la poix pour protéger les métaux. Aujourd’hui, on utilise aussi de la peinture anti-corrosion ou du vernis. Cette méthode permet d’isoler la pièce à protéger de l’environnement responsable de la corrosion. Le revêtement organique améliore aussi l’esthétique du métal.

  • Le revêtement mixte :

Le troisième type d’action anti-corrosive est le revêtement mixte qui adopte à la fois le revêtement métallique et le revêtement organique.

Une bonne préparation s’impose

Pour qu’une action anti-corrosion soit efficace et durable, il faut une bonne préparation du métal. Effectivement, le meilleur des traitements appliqués sur une surface sale et non décapée ne durera pas plus d’un an. Voici comment préparer la surface d’un métal avant de la protéger de la corrosion :

  • = »font-weight: bold; text-decoration: underline; »>La phase d’évaluation : évaluer l’état du métal en calculant sa sensibilité à la corrosion, en évaluant l’état de son revêtement final ou encore sa propreté.
  • = »font-weight: bold; text-decoration: underline; »>La phase de décapage : il s’agit ici d’éliminer tout ce qui peut empêcher la protection anti-corrosion d’adhérer au métal. Vous pouvez réaliser un décapage manuel par brossage ou par nettoyage à haute température. Vous pouvez également choisir le décapage chimique, le laser ou la projection d’abrasifs. Cette dernière est de loin la technique la plus efficace.